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Pourquoi la voile ?
Nous allions depuis tout petit, au bord de mer en Bretagne dans les côtes d’Armor dans la famille passer les deux mois d’été.
C’est sans doute les parties de pêche et les balades à la voile avec le grand père qui m’ont fait découvrir et apprécier la mer.
Suite à un stage que mon grand frère a fait à l’école de voile de la commune, la famille, décider, d’acquérir un dériveur 4.45.
Mon grand frère se transformât alors en moniteur et nous voila partis pour acquérir les bases de la voile.
Trois ans plus tard, je pratiquais la planche à voile en compétition, Open division II, sur les différents plans d’eau de France durant 6 ans.
Comment es tu passé de la planche à voile au mini 6.50 ?
L’évolution de l’Open Division II vers la race board, passé par le remplacement de tout le matériel,
budgétairement c’était incompatible avec l’entrée dans la vie professionnelle et la mise en ménage.
A l’époque j’habitais en Normandie prés de la mer et c’est ainsi que je fis mes premiers bords sur des croiseurs de régates.
Premier parcours autour de trois bouées sur des bateaux de 10 mètres, en Baie de Seine,
en Bretagne sud pour le spi ouest France et autre régates, nombreuses courses Anglaises au programme de la saison.
C’est au cours de ses multiples convoyages vers l’Angleterre, que le goût du large a commencé à me faire du pied.
Mes changements professionnels m’ont amené à quitter la Normandie pour la Bretagne Sud où j’ai changé de support
pour la monotype, J24, Melges 24 et Classe8, sans pour autant abandonner complètement le croiseur en IRC.
Toutes les compétences acquises durant ces vingt années de pratique de la compétition sur ces différents supports
et aux différents postes m’ont amené à mieux appréhender toutes les facettes de la course.
La découverte du mini 6.50 s’est faite par l’intermédiaire de Bertrand LECHARPENTIER avec qui je courais en Normandie sur le bateau de sont père,
un Sun Fast 36 « FIDJI », l’or du convoyage St-Quay Portrieux Cherbourg, de son mini 6.50 un Pogo 1 « Wake up FRA 209 »
je fût bluffé par les qualités marines, le grand plaisir et les sensations éprouvées à la barre de ce petit bateau de 6m50.
Dans l’année suivante, j’ai aidé Bertrand à préparer Wake up pour sa mini 6.50 2003, une traverse de l’atlantique en solitaire.
C’est en voyant toute cette, convivialité, entraide, bonne humeur et ce bonne état d’esprit entre les skippers sur les pontons
et sur l’eau que je me suis dit que faire de la compétition de course au large en solitaire ou en double de cette manière allée bien me plaire
et qu’un jour ou l’autre je serai au départ d’une des prochaines éditions.
L’année suivante, j’étais à la barre de Wake Up pour faire ma première saison d’essai en mini et depuis je cours sur un autre mini POP UP FRA 479, un Ginto, bateau de série.
Qu’éprouves tu en mer à la barre de ton Mini ?
Une grande joie, beaucoup de plaisir et de liberté à barrer ces bolides de 6m50, avec une sensation de sécurité du à leurs grandes qualités marine.
Bien construit et très fonctionnel sur le plan des manœuvres et de l’ergonomie de pont, permette de les manœuvrer facilement en solo.
Toutes les sensations les plus fortes se retrouvent aux allures portantes, sur se type de bateau, ou les vitesses commencent à grimper fortement
et les gerbes d’eau a se faire de plus en plus humide et pénétrante.
C’est sous spi dans la brise à 20, 25 nœuds de vent et plus, quand on pousse la machine dans ses limites que l’adrénaline monte, que le plaisir est grand.
Jusqu’au moment au l’on part en vrac et que l’on se dit qu’on va finir par casser quelque chose et que l’on ferait bien de calmer le jeu.
Pas toujours facile en régate pour gagner des places. Mais il faut savoir ménager sa monture pour aller au bout.
Mais toutes ces sensations, les surfs sur une mer démontée, la glisse dans la nuit accompagné par les dauphins ou les marsouins,
les couchés de soleil le soir au milieu de nulle part, le jour qui se lève et le soleil qui vous réchauffe après une nuit humide et froide passé à la barre,
sont très difficile à retranscrire ou expliquer aux autres pour arriver a faire passer les s’émotions du moment.
Quelles sont les qualités qu’il faut pour faire du mini ?
Tout d’abord il faut une bonne expérience de la voile, car le mini en régate demande beaucoup de compétences.
Une bonne connaissance technique et savoir faire a peut prés tous sur un bateau. Electricité, matelotage, stratification, mécanique, météo, navigation,
être en bonne forme physique, être endurant et résistant et fort mentalement. Ne pas craquer dans la pétole et être fort dans la baston et avoir l’estomac bien accroché.
En conclusion
Face aux éléments, tu réalises parfois comme nous ne sommes pas grand-chose, tout petit sur cette élément qu’est la mer, en perpétuel mouvement, parfois calme,
paisible et reposante mais aussi agitée, dangereuse voir même furieuse.
L’émerveillement, l’étonnement, la fascination, le doute, la peur peuvent être au rendez vous de chaque navigations.
La mer vous aide à vous connaître et rester humble devant la nature, car elle est toujours là pour vous rappeler qu’elle aura toujours le dernier mots et qu’il ne faut jamais la sous estimer.
N’est en moins le plaisir l’emporte sur l’inconfort et comme souvent les meilleurs moments reste et même si sur le moment on ce dit plus jamais, on y retourne toujours.